Au travers de l’article précédent, le Lecteur a pu se rendre compte combien les outils coupants connaissent et vont continuer à connaître des évolutions aussi bien sur le plan purement technique sur celui induisant des facteurs de réductions de coûts à la production. Nombre de carburiers œuvrant que sur notre sol se sont réunis au sein d’une Chambre syndicale, présidée par M. Jean-Louis Macey (Fig. 1), qui a bien voulu faire un point à l’occasion de cette édition anniversaire de TraMetal.
Fig. 1 - M. Jean-Louis Macey Président de la Chambre Syndicale des Carburier - L’une des caractéristiques de la profession est le rythme soutenu appliqué à l’introduction de nouveaux produits pour répondre aux besoins des utilisateurs qui raisonnent de plus en plus en terme de coût global de production.
“Depuis les quelque cinquante années d’existence de notre Chambre Syndicale, nous n’avons cessé de promouvoir une profession qui, elle-même, ne cesse d’évoluer et qui, surtout, représente un fort potentiel d’emplois.
Outre la représentation et la défense des intérêts de la profession au sein de la FIM, elle offre à ses adhérents un suivi statistique du marché, géré par un cabinet comptable extérieur et ce, par familles de produits. Ainsi donc, après une perte en terme de chiffre d’affaires de quelque 15 pour cent entre 2001 et 2003, la profession a progressé de +2,1 pour cent en facturation durant l’année 2005 et de +1,4 pour cent en prise de commandes. Avec la remontée de 2004, nous avons récupéré environ 10 pour cent au total, ce qui est loin de compenser la perte de volume. L’année 2006, comme celle passée, devrait poursuivre sur cette pente doucement ascendante. Comme en 2005, on constate que le secteur mécanique tirant l’activité est celui de l’aéronautique. Celui de l’automobile a contrario, est en contraction pour deux raisons principales. La première est que les constructeurs français ont gagné des parts de marché en 2001-2003 et aujourd’hui, en ont perdu sur le marché européen. La seconde est que les délocalisations hors de nos frontières commencent à se ressentir, par exemple dans le secteur du moule.
En ce qui concerne l’aéronautique, les perspectives sont énormes, au moins jusqu’en 2010. Le fraisage se développe un peu plus que le tournage. Pour les fabricants d’outils, les développements des nouveaux matériaux créés par les métallurgistes nécessitent de trouver de nouvelles solutions pour usiner ces matières de plus en plus difficiles. D’ailleurs, une des caractéristiques de la profession est bien le rythme soutenu appliqué à l’introduction de nouveaux produits pour répondre à la volonté des utilisateurs d’aujourd’hui qui raisonnent de plus en plus en terme de coût global de production. Il faut noter que les acteurs principaux de la profession sont des sociétés internationales implantées dans le monde entier. Mais cela n’empêche pas que les organisations locales s’attachent à aider leurs clients français à rester compétitifs et donc, développent des solutions appropriées.
Pour les années à venir, il serait souhaitable que les constructeurs automobiles redéveloppent leurs marchés, cela aiderait à retrouver une courbe ascendante des investissements plus nette.
En attendant, il n’en demeure pas moins que nous continuons nos actions de promotion, particulièrement auprès des Jeunes, avec, entre autres, l’attribution du Prix spécial Usinage du Challenge Productique couronnant des Lauréats durant le salon Educatec. Nos métiers sont des métiers d’avenir…”