par dominique Dubois : dubois.dominique@gmail.com
C’est la mention que les élèves méritants recevaient lors des conseils de classe. Bien sûr, il y avait aussi les Félicitations mais ceci visait l’excellence. L’impression globale qui restera de cet événement et des salons associés sera indéniablement favorable. La surface, en léger retrait et un nombre de visiteurs stagnant sont un peu décevants en dépit des réels efforts des organisateurs mais la qualité des visiteurs et des matériels exposés était bien au rendez-vous. Un effort de présentation de la plupart des exposants ainsi que la nouvelle répartition par secteurs d’activité, comme la remarquée “Rue des Carburiers”, ont été bien perçus par les visiteurs, tout comme l’exposition sur le design industriel.
En dépit de la redoutable concurrence de la METAV qui avait lieu aux mêmes dates et du JEC Composites, de nombreux produits novateurs avaient été réservés à Industrie 2008, ce qui est un signe encourageant.

Fig. 1 - Signe des temps et d’une prise de conscience bienvenue de toute une profession, M. Jean-Louis Macé responsable de Sandvik-Coromant France insistait sur la mise en place d’une chaîne de récupération des plaquettes carbure usagée et de l’objectif de parvenir à recycler plus de 50% du carbure, ce qui, outre les aspects économiques et écologiques de la chose, permet aussi de s’affranchir du monopole chinois.
Les points perfectibles et ceux à saluer
Une signalisation insuffisante sur les autoroutes et dans les aéroports. C’est idiot à dire mais en Allemagne, à 30 km des expositions il y a des pancartes et dans les aéroports les taxis sont au courant des salons majeurs. Même si les autorités concernées sont difficiles à convaincre, ce type d’affichage est important. Sur le périphérique, les salons de la Porte de Versailles sont bien annoncés et Villepinte n’aurait droit qu’à une discrète pancarte ? Le Bourget est bien signalé pourtant. Plusieurs visiteurs étrangers se sont retrouvés Porte de Versailles en demandant “le Centre des Expositions” sans parler de la mésaventure de cette visiteuse américaine qui avait demandé le “exhibition center” et que son taxi a déposé, logiquement, au Bois de Boulogne (sic) !
Pendant le salon lui-même, le flou sur l’inauguration dû au relatif désintérêt de nos politiques reste regrettable, comme le relatif succès de la soirée “Fête de l’Industrie” du jeudi et du cocktail des exposants, peu signalé. En revanche les Trophées de l’Industrie ont été fort appréciés dans leur nouvelle mouture et les récipiendaires comme les nominés ne regrettaient pas leurs efforts. Cela étant, plusieurs exposants - notamment français - cachaient des trésors sur leurs stands sans être capables de donner une notice ou le moindre feuillet ni même parler de concourir pour un prix quelconque. Il y a encore du travail en communication... Des exposants nous ont même avoué qu’ils ne pouvaient de toute façon traiter les contacts pris pendant les salons faute de temps et de personnel. Il est vrai que le faible pourcentage des documentations reçues par les rédactions après un salon, par rapport aux promesses d’envoi laisse rêveur.
Regrettons aussi que de nombreux stands n’aient pas joué le jeu lors de la soirée du jeudi en se vidant dès 18 heures. Vis-à-vis des efforts de l’organisation et des visiteurs encore présents, il y a un manque de cohérence. Tant pis, les courageux se seront bien amusés. Quitte à jouer les râleurs, la tendance croissante de nombreux exposants à arriver après les premiers visiteurs, vers 9 h 15 ou à démonter le stand dès le vendredi 15 h 30 est aussi à déplorer fortement.
Accueillir des jeunes dans ce type d’exposition est indispensable mais les enseignants qui larguent leurs élèves dans les allées sans but précis pourraient à tout le moins définir un parcours ou des cibles prioritaires, ce qui éviterait de retrouver ces mêmes élèves en train de jouer au foot sur le parvis en attendant leur car de retour. Ces jeunes sont la relève et ils ne demandent qu’à s’intéresser, encore faudrait-il s’en occuper. Le Cahier des Nouveautés, fort bien fait, pourrait peut être se trouver complété de quelques parcours de visites à thèmes? Dans l’ensemble, l’accueil des exposants est chaleureux envers ces jeunes et ils prennent le temps de répondre aux questions posées. Autre vœu pieux, il faudrait que les produits soient plus accrocheurs dans leur présentation. Mori Seiki et sa machine déshabillée avec les axes visualisés a été beaucoup plus remarqué que ces murs de machines anonymes cartérisées et fermées qui ceinturaient de trop nombreux stands bunkers ou même ces vitrines muettes. Les carburiers qui mettaient leurs outils en situation dans des pièces types savent que même des usineurs font des découvertes en les voyant.
Le village INDAO n’a pas désempli et méritait une longue visite. Industrie 2008 a été un bon cru donc, avec des améliorations possibles mais l’organisation s’approche du professionnalisme allemand avec une nette convivialité souriante en sus. L’essai lyonnais a été transformé à Paris, ce qui n’avait rien d’évident.
Cycle de calibration générique pour transformation cinématique 5 axes
Justement distingué dans sa catégorie aux trophées de l’industrie, ce nouveau “Cycle 996” sur les commandes numériques SIEMENS permet la calibration automatique de la transformation cinématique des fraiseuses 5 axes.
On trouve différentes structures cinématiques de machines 5 axes qui se distinguent, en particulier, par la situation des axes rotatifs d'orientation. Ces différences sont transparentes pour le programmeur, grâce à la fonction TRAORI intégrée aux Sinumerik 840D, qui permet la programmation vectorielle de l'orientation, et le fonctionnement RTCP. Pour adapter cette transformation cinématique générique à chaque machine, des paramètres indiquent le type de cinématique et les dimensions spécifiques comme la longueur du pivot.
Le nouveau Cycle 996 détermine ces paramètres en mesurant avec un palpeur embarqué 3D la position d'une sphère calibrée, pour trois placements de chaque axe rotatif. Il convient pour les axes rotatif asservis, et les porte-outils ou porte-pièces, orientables manuellement. Aucun plan coté de la machine n'est nécessaire, ce qui favorise son utilisation dès la 1ère mise en service.
Quels sont les apports principaux de cette nouvelle fonction ?
Le réglage des paramètres de transformation cinématique est habituellement réalisé manuellement, à l'aide de comparateurs et d'une sphère montée en broche. Cette opération fastidieuse nécessite un opérateur expérimenté ou un prestataire de service extérieur. Chez les constructeurs de machines ou les intégrateurs, les quelques spécialistes qui maîtrisent ce savoir faire, ont besoin de plusieurs heures pour mener à bien un réglage efficace.
Chez l'utilisateur final, on renonce généralement à un contrôle préventif et on fait intervenir le constructeur si nécessaire, par exemple, après une collision. Il est difficile de faire des calibrations de contrôle à intervalles réguliers sans arrêter les machines plusieurs heures.
La nouvelle procédure intégrée de calibration constitue une rupture technologique en ce sens qu’elle ne requiert pas les compétences d'un expert et utilise simplement un palpeur de broche 3D avec une sphère calibrée. Les utilisateurs “reprennent la main” et peuvent gérer finement l’évolution de leur parc machine. Avec des axes rotatifs numérisés, ce cycle de mesure peut être réalisé automatiquement par programme pièce et ne dure, dans ce cas, que quelques minutes. De cette façon, le contrôle régulier n'est plus un problème et lorsqu'une grande précision est requise, on peut même l'intégrer systéma-tiquement au processus de production.
Le nouveau Cycle 996 sera disponible en option pour les Sinumerik 840D powerline, dès le mois d'avril, puis pour les 840D solution line avec le logiciel 1.5.
En dehors des essais du développement, il a été mis en œuvre sur une machine HURON K2X10 FIVE et il équipait une machine Huron MX4, visible sur le stand Siemens à Industrie Paris 2008.
Le constructeur précise que pour les 840D powerline, il est possible d'équiper des machines déjà en activité, dès lors qu'elles sont équipées au minimum du soft NCK 06.04.13, et du HMI-Advanced 6.4.

Fig. 2 - Le cycle 996 correspond aussi bien à cette figure où les axes sont testés en inclinant la broche seule, mais aussi à des machines ou la broche reste fixe tandis que les deux axes oscillants sont vérifiés. Le travail en cinq axes est donc bien calibré quelque soit l’architecture de la machine.
EMCO frappe fort en tournage et en fraisage
Le MAXXTURN 25 vient compléter, avec succès, la gamme des centres de tournage hautes-performances d'EMCO. C'est la première fois qu'une machine compacte du constructeur de Salzbourg est équipée d'un axe Y et d'une broche secondaire. Elle est idéale pour l'usinage complet de petites pièces, en série de 50 à 5 000 unités et donc très intéressante pour la sous-traitance.
Sa conception a été optimisée pour l'usinage complet de pièces en barres jusqu'au diamètre 25 et en mandrin jusqu'à 85 mm. De fait, elle permet une fabrication rationnelle et précise de pièces de tournage-fraisage. Le Maxxturn 25 couvre une plage d'applications extrêmement large, allant de la production d'éléments hydrauliques à la fabrication de montres et de bijoux. La principale nouveauté réside en la broche secondaire qui permet la prise en charge très précise d'une pièce orientée, pour le parachèvement. La reprise et la logistique intermédiaire des pièces sont simplement supprimées. Il en résulte une sensible augmentation de productivité et une réduction des délais de livraison.
Pour ne citer qu'une partie des nombreuses caractéristiques :
Le Maxxturn 25 est configurable à souhait, avec contre-pointe ou broche secondaire, avec ou sans axe Y, en fonction des usages. La tourelle à verrouillage hydraulique accueille 12 porte-outils en VDI16. Ses 36 positions d'indexage autorisent jusqu'à 42 arêtes de coupe, permettant ainsi la production flexible de pièces complexes. Sur cette machine, l'axe Y est totalement intégré au bâti, ce qui garantit un maximum de stabilité et donc une grande précision des pièces usinées. L'entraxe important des guidages de l'axe Y assure un tournage stable et offre encore plus de liberté à l'utilisateur pour l'usinage complet des pièces. Les deux broches offrent 8 000 t/mn contre 6 000 t/mn aux outils motorisés. La puissance de la broche principale atteint en pointe 6 kW et la broche secondaire 3,5 kW ce qui est bien pour la capacité. De toutes façons, dans ce type de machine, les broches ne sont que rarement sollicitées longtemps. La commande numérique peut être de chez FANUC ou SiEMENS.
- MAXXTURN 25 MY : Contre-pointe, outils motorisés et axe Y.
- MAXXTURN 25 SM : Contre-broche, outils motorisés.
- MAXXTURN 25 SMY : Contre-broche, outils motorisés et axe Y.

Fig. 3 -Le Maxxturn 25 de chez Emco sans son dispositif de chargement.
30 Ans de partenariat HALBRONN/NAKAMURA-TOME
C’est au cours d’Industrie 2008 qu’une cérémonie organisée par l’importateur historique du célèbre spécialiste japonais a eu lieu. M. Willard, président fondateur de HALBRONN a dépeint dans un discours émouvant toute la saga des trente années écoulées de ce partenariat avant de faire écouter le message chaleureux du président de NAKAMURA-TOME, malheureusement retenu ailleurs.
Outre cet anniversaire que TraMetal souhaite voir suivi de bien d’autres pour les deux sociétés, des machines de la marque ont retenu l’attention de nombreux visiteurs sur le stand Halbronn. Il s’agit de la machine bi-broches à trois tourelles et surtout 3 axes Y les supportant, exclusivité réservée à ce modèle NTY-3 et, aussi, en modèle plus imposant en capacité, le WT-150Y avec deux tourelles et un axe Y et acceptant jusque 65 mm en barre. Citons aussi en grande première le NTJ/X en tour multi-fonctions avec tête de fraisage et changeur d’outils sur axes B et Y mais aussi avec un second axe Y sur la tourelle inférieure ce qui démultiplie sa flexibilité. Bien entendu, dans tous les cas, les outils peuvent travailler en simultané, en opposition (lunette virtuelle) ou complètement séparément. De telles machines, équipées par exemple en Capto avec des outils multi-fonctions et un programme de FAO à la hauteur sont capables de prouesses techniques impressionnantes y compris en fabrication par petits lots. Bien entendu, les opérations d’ébavurage et de parachèvement sont prévues afin de tomber des pièces finies, éventuellement contrôlées avec une intégration par Halbronn.

Fig. 4 -Lors de l’anniversaire des 30 ans du partenariat avec Nakamura, M. Willard brossa une rapide rétrospective des aventures vécues en commun.

Fig. 5 - Le tout nouveau Super NTY3 avec ses deux broches et sa configuration avec 3 tourelles équipées d’axes Y
Trois outils travaillent en simultané chez GILDEMEISTER/DMG
Le tout nouveau tour multi-fonctions SPRINT50LINEAR de l’usine de Luton fait la fierté du groupe de par ses possibilités et caractéristiques techniques.
L’accessibilité et la visibilité ont été soignées sur ce tour à banc incliné. Trois tourelles à douze positions, toutes motorisées, sont mobiles suivant les trois axes individuellement. Les trois aretes d’outils peuvent travailler individuellement ou en soutien deux à deux pour les pièces flexibles voire réaliser deux passes différentes, ébauche et finition, sur la même opération tandis que la troisième tourelle travaille sur la deuxième broche. Les deux broches étant identiques, il est parfaitement possible de réaliser la même pièce sur les deux broches puis de les retourner par paires avec le manipulateur, ceci n’étant qu’un exemple des possibilités de ces machines multi-tourelles à axes Y.
Chacune des broches offre 15 kW en moto broche intégrée pour 6 000 t/mn avec 40 m/mn pour les déplacements rapides et un taux d’accélération de 10 m/s2 grâce aux moteurs linéaires sur les axes. Les barres jusqu’au diamètre 51 mm sont acceptées. Les 7,5 tonnes du bâti procurent une rigidité idéale pour cette machine capable de produire en continu avec des passes importantes. Notons que les deux tourelles inférieures ne reçoivent d’axe Y qu’en option tandis que chacun des 36 postes motorisés sur les tourelles développe 3,7 kW à 5 000 t/mn pour un couple maximal de 18 Nm. Ces caractéristiques permettent de percer et de fraiser sans problème dans les matières les plus diverses. Les cycles d’interpolation pour filetages et gorges intérieures sont prévus d’origine.
La course de l’axe Y de la tourelle supérieure qui est de +/- 30 mm se trouve réduite à +/- 25 mm si les tourelles inférieures sont aussi motorisées en Y. Les deux broches porte pièces possèdent un axe C asservi avec une pince pneumatique de serrage et desserrage rapide. Un bras de chargement/déchargement est mobilisé par deux axes pneumatiques et dessert un convoyeur externe afin d’extraire les pièces finies de la machine et les amener avec le plus grand soin au poste de contrôle.
La commande numérique est une FANUC 300iS qui est particulièrement ergonomique avec un grand écran et un nouveau design que les autres machines du groupe devraient adopter au fur et à mesure. La CN peut aussi être reliée directement à la banque de données et de programmation maison “Power Tools” ainsi qu’au gestionnaire de production et au service après-vente de DMG.
Le carénage a été entièrement redessiné avec des peintures anti salissures ultra-résistantes ainsi que des poignées chromées mates. La zone de travail est facile à surveiller et le signal coloré d’état de la machine est conçu pour être visible sur 360°. Les éléments périphériques sont conçus de façon modulaire pour faciliter les opérations de maintenance.

Fig. 6 - Le Sprint 50 Linear, sans ses carénages, montre bien son architecture sophistiquée et ses immenses possibilités.
Des machines multi-fonctions dédiées micromécanique pour REALMECA
Cette gamme de machines de fraisage tournage n’est pas passée inaperçue au dernier Simodec et a suscité beaucoup d’intérêt au salon Industrie 2008. Il s’agit à la base d’une machine modulaire construite comme un centre de fraisage 3 axes rigide et compact. Cette machine peut se décliner en machine de fraisage cinq axes mais aussi en machine de tournage-fraisage à partir de la barre, pouvant offrir jusque 7 axes grâce à sa broche basculante. Le volume de travail est de 250 mm au cube pour un passage de barre de 32 mm, ce qui est déjà conséquent. La machine est d’une compacité étonnante avec toutes les servitudes (groupe froid, groupe de filtration, armoire électrique, etc,) rejetées à l’arrière de la machine et entièrement indépendantes et interchangeables. En fait il s’agissait d’avoir une machine pouvant passer par une porte standard et d’une capacité suffisante avec un niveau de précision très élevé. Tous les secteurs d’activité allant de l’horlogerie, au bio-médical en passant par la Mécatronique et les petits outillages sont ciblés. La broche de fraisage offre 40 000 t/mn contre 6 000 t/mn pour la broche et la contre broche de tournage. Le changeur d’outils “maison” accepte 60 outils et l’arrosage par le centre monte à 30 bars. Les courses en X, Y, Z1 et Z2 sont respectivement de 545, 150, 205 et 500 mm. L’axe B de la broche permet +/- 105° et les deux axes C ont 360 000 positions.
Notons que la version la plus complexe est livrée avec une CN FAGOR, très à l’aise avec ce type de machine à deux broches de tournage indépendantes tandis qu’un palettiseur compatible EROWA est fabriqué et proposé par Realmeca. Les autres versions reçoivent de l’HEIDENHAIN ou du SIEMENS au choix. Remarquons enfin que la table est amovible et qu’il est possible de passer en micro-lubrification. Nul doute que cette gamme fera sensation au prochain salon Micronora.

Fig. 7 - Sur ce cliché on aperçoit toute la gamme RM3 de Realmeca avec au fond la plus sophistiquée avec la CN FAGOR, la version centre d’usinage 3 axes avec la CN HEIDENHAIN et la version 5 Axes palettisée avec la CN SIEMENS.

Fig. 8 - Sur la RM3-5, ici choisie avec une CN Siemens, il est possible de voir la pince de préhension avec la petite palette supportant le montage de ce boîtier de montre. A gauche le changeur d’outil et le mesureur d’outil Mida de MARPOSS. Les deux axes rotatifs sont assurés par le diviseur deux axes mais il est aussi possible d’avoir une broche basculante sur cette machine.
Etalage de compétences chez NODIER-EMAG
Les différentes machines exposées ainsi que les pièces de démonstration ont interpellé de nombreux visiteurs qui rangeaient un peu vite NODIER-EMAG dans le seul tournage vertical inversé de pièces arbrées automobiles de taille moyenne. Le reportage sur le pôle d’excellence de La Guerche en boîtiers de différentiels automobiles paru dans notre 116 B battait déjà en brèche cette idée reçue, mais des machines comme la VTC 250 Duo capable de travailler sur des pièces longues - 1 m - avec deux tourelles travaillant en 4 axes en simultané assurant aussi la préhension des pièces ou la VSC 7 sur des diamètres importants - 340 mm - permettent d’aborder d’autres marchés. Clou du spectacle, les bi-broches horizontaux à haut rendement BA W04 et BA W06 de SW montraient toutes les possibilités des machines du groupe, notamment en aéronautique. Ces centres d'usinage horizontaux bi-broches ont été conçus pour un usinage 4-5 axes de pièces mécaniques en métal léger avec des temps annexes réduits au maximum. Le chargement des balancelles, en parallèle au temps principal, est assuré par des supports pivotants double avec axes rotatifs à entraînement direct intégrés. La machine est équipée de moteurs linéaires dans les axes d'avance X, Y et Z qui permettent d'atteindre des vitesses de déplacement de 100 m/min et des accélérations jusqu'à 20 m/s2. Ils sont, en outre, équipés d'un système de mesure linéaire absolu. Cette motorisation permet de réaliser des économies d'énergie et de diminuer des phénomènes d'usure et de bruit. La broche principale est refroidie par liquide réfrigéré, l'électrobroche est capable d'effectuer des accélérations dans des temps extrêmement courts < 0,7 sec. ce qui permet des usinages comme le taraudage à 5 000 t/mn.Un coulisseau fraisé maintient les cassettes d'outils dans le guidage qui se trouve en dehors de la zone de copeaux et qui en est donc protégée. Pour répondre aux tâches d'usinage les plus complexes, SW propose des capacités de magasins d'outils jusqu'à un maximum de 224 postes.

Fig. 9 - L’architecture du VTC 250 DUO est bien particulière comme un hybride entre un transfert linéaire et deux tours inversés. Cette machine, dédiée aux pièces arbrées longues peut aussi assurer le parachèvement et utiliser la tourelle opposée en lunette pour éviter le fléchissement des pièces lors de certaines passes.
Un nouveau concept modulaire pour une productivité optimale chez HELLER
La série H a été conçue pour des charges de travail continues et importantes avec une précision élevée. Grâce à un degré de standardisation poussé des modules constituants les machines de la gamme, le constructeur a pu maintenir un ratio prix /équipements excellent avec une flexibilité optimale. Une offre d’options et d’équipements périphériques adaptés permettent de sélectionner facilement une configuration adaptée aux applications souhaitées avec deux tailles de bâti seulement.
Les modèles H 1000 et H 3000 constituent l’entrée de gamme d’Heller dans les centres d’usinages horizontaux avec un volume utile de milieu de gamme intéressant une très large variété d’applications pour un prix compétitif.
Les séries H 2000 et H 4000 offrent, en complément, tout à la fois flexibilité d’emploi et une puissance élevée qui leur ouvrent les applications de production en série de pièces de volume très variable. Deux groupes d’options sont proposées: le Power Pack pour les usinages lourds de fontes et d’aciers d’outillages et le Speed Pack pour les travaux de précision à haute vitesse dans les alliages non-ferreux.
Les séries H1000 et H3000 offrent des courses en X, Y et Z de 630/800, 630/630 et 630/800 mm. Les bâtis sont en fonte et rigidifiés par un calcul optimisé par éléments finis ce qui donne 10 et 12 tonnes pour des machines pourtant très compactes. La largeur des machines n’excédant pas 2,6 ou 3 mètres.
Les broches - maison - de conception particulièrement robuste, sont livrables en HSK 63, ISO ou BT40 et offrent 17Kw à 10 000 t/mn. Les changeurs d’outils à chaîne vont de 54 à 160 postes. La table circulaire indexée tourne à 40 ou 25 t/mn suivant les versions et reçoit des palettes de 400 x 500 ou de 500 x 630 mm. La commande numérique peut être une Fanuc 310i ou une Siemens 840D sl. Avances rapide sur les axes linéaires de 50 m/mn pour 5 m/s2 en accélération et une précision en répétabilité de 0.007 mm. Ces caractéristiques révèlent des machines de production prévues pour un usage prolongé fiabilisé plutôt que dédiées à des applications demandant des performances maximales.
Fort logiquement les séries 2000 et 4000 offrent des performances plus diversifiées. Le Power Pack propose 38 kw à 10 000 t/mn pour un couple de 242 Nm, toujours en ISO, HSK63 ou BT 40.Le magasin à chaîne de 54 à 160 postes peut être remplacé par un système à rayonnages de 409 postes. Les poussées sur X et Y atteignent 10 000 N contre 15 000 en Z. Les versions Speed Pack sont à 16 000 t/mn pour la broche pour 40 kW et 95 nM avec 10 m/s2 en accélération et 90 m/mn au rapide. L’attachement est en HSK 63. Enfin l’option UGV donnera 24 000 t/mn à la broche pour 25 kW et 40 Nm. Dans tous les cas des palpeurs de mesure sont en option avec des tables circulaires offrant le bridage hydraulique des bruts. Partant de bâtis identiques aux séries 1000 et 3000 les courses et les capacités de palettes comme les masses des machines sont identiques. Rappelons enfin que ces machines sont conçues pour être disposées en ligne ou en îlot d’usinage avec des modules permettant une maintenance facilitée.

Fig. 10 - Le centre d’usinage Heller H 2000 dans sa nouvelle livrée et équipé de son palettiseur à deux postes. Cette machine rigide et compacte est idéale pour les lignes d’usinages.