par Dominique Dubois : dubois.dominique@gmail.com
Des nouveautés atypiques et sortant des sentiers battus sont capables d’apporter des solutions différentes. Ces quelques exemples sont, pour la plupart, distribués par des sociétés assez peu connues sur notre marché.
Une graisse spéciale pour fortes charges en environnement de qualité alimentaire
Aucun autre domaine de la tribologie n’est soumis à autant de prescriptions légales que l’utilisation de lubrifiants dans des processus de production ne pouvant exclure un contact avec des produits alimentaires ou pharmaceutiques. La lubrification pose alors des difficultés spécifiques, particulièrement pour les machines soumises à un travail intense comme les machines de remplissage ou d’emballage ou les systèmes de transport. Les lubrifiants spéciaux utilisés doivent non seulement être admissibles sur le plan toxicologique, mais également lubrifier efficacement les composants afin de prolonger la durée de vie des installations de production et de réduire les temps morts.
Le fabricant de lubrifiants spéciaux OKS basé à Munich a développé la graisse fluide OKS 473 spécifiquement pour les industries agro-alimentaire et pharmaceutique ainsi que l’agriculture. Cette nouvelle graisse fluide est admissible sur le plan toxicologique selon le code allemand des produits d’alimentation humaine et animale (LFGB) et enregistrée en catégorie H1 par la NSF. Cette graisse permet de prolonger les temps d’exploitation grâce à une bonne résistance à l’oxydation et au vieillissement et réduit l’usure des pièces mécaniques soumises à des charges, par la formation d’une pellicule lubrifiante très adhésive et solide. Cette nouvelle graisse fluide se laisse facilement transporter via un système de lubrification centralisé et résiste également très bien à l’eau froide et chaude ainsi qu’aux produits de désinfection et de nettoyage aqueux, alcalins ou acides. Sa viscosité dynamique apparente réduite permet d’utiliser également la graisse OKS 473 dans les espaces réduits des paliers et engrenages. Cette nouvelle graisse est particulièrement adaptée à la lubrification d’engrenages ou de réducteurs fermés, de paliers à roulement ou à glissement, même à des vitesses de rotation élevées, ainsi qu’à la lubrification des articulations, des arbres de transmission et des chaînes.
Depuis plus de 25 ans, OKS produit et distribue dans le monde entier environ 150 produits hautes performances standardisés pour la réduction de la friction, de l’usure et de la corrosion. Ces lubrifiants trouvent leur principal domaine d’application dans la maintenance et l’entretien et sont complétés par une ligne de produits de séparation pour le soudage. Les produits développés par les ingénieurs et techniciens de la marque sont élaborés conformément à de strictes exigences en matière d’environnement et de qualité. Ils sont ensuite distribués dans le monde entier grâce au soutien du centre logistique moderne de Maisach situé à proximité.
OKS Spezialschmierstoffe GmbH a son siège social à Munich, en Allemagne, et fait partie de Freudenberg Chemical Specialities KG, une entreprise du groupe Freudenberg.
Des lubrifiants sans huile, sans solvant, sans traces et biodégradables !
EXPERT ENVIRONNEMENT distribue les lubrifiants écologiques et bio-dégradables développés par la firme allemande DPI.

Cette gamme de lubrifiants sans huile, comporte des fluides de coupe solubles et des fluides pour la micro-pulvérisation compatibles entre eux, ce qui est un avantage important quand il y a basculement d’un type d’arrosage à l’autre dans un même process ou que les pièces sont lavées avec un arrosage abondant après usinage. En outre, ces fluides ne comportant pas de base en esters végétaux, les problèmes de dermites et de dégraissages délicats sont éliminés. La base des fluides DPI provient de la chimie organique utilisée dans l’industrie agro-alimentaire. Ces composants sont rapidement bio-dégradables et l’absence d’émulsifiant évite tout mélange avec d’autres fluides utilisés sur les machines.
Il est désormais possible d'usiner le fer, les aciers, le titane, les non ferreux, les céramiques, etc, sans utiliser une seule goutte d'huile !
Les avantages des solubles DPI-SKV :
- Ininflammable, non explosif, pas de mousses ni de fumées toxiques, dermatologiquement neutre, pas de contraintes de stockage.
- Garantie à vie, pas de prolifération de bactéries, l'environnement de la machine ainsi que les pièces restent propres et non grasses. Les pièces ne collent pas entre elles et l’additif anti-corrosion protège les machines et les composants semi-finis devant être stockés.
- Amélioration de la production avec des outils qui durent plus longtemps et des vitesses d'usinages plus élevées grâce à un pouvoir de refroidissement supérieur aux produits huileux.
- Un seul produit pour tous les usinages et les matériaux, dosé à 6%. Toutefois pour l’usinage exclusif des cuivreux et des laitons, le SKV 02 BM sera mieux adapté.
- N'est pas une émulsion.
- Seule contrainte, nettoyer soigneusement bacs et circuits avant de passer au SKV 02 avec un produit genre SC 66 afin d’éviter toute contamination bactérienne ou chimique.
Pour les fluides de micro-pulvérisation :
- Ininflammable, non explosif, pas de mousses ni de fumées toxiques, dermatologiquement neutre, pas de contraintes de stockage.
- L'environnement de la machine, ainsi que les pièces, restent propres et non grasses, de plus ils sont compatibles avec les solubles DPI.
- Amélioration de la production avec des outils qui durent plus longtemps et des vitesses d'usinages plus élevées grâce à un pouvoir de refroidissement supérieur aux produits huileux.
- Un seul produit pour tous les usinages et les matériaux.
Les produits DPI sont connus dans le monde pour leurs efficacités associées au respect de l'environnement et à la protection de l'utilisateur. La société s'appuie sur une longue expérience dans le secteur de la protection de la peau ainsi que sa stratégie de produit et de développement BPALWO “Better Performance and Lubrication without Oil” pour innover et développer des produits écologiques et économiques.
La révolution dans l’électro-érosion à fil
Après le succès et les excellents résultats obtenus avec les fluides diélectriques dans le domaine de l’électro-érosion par enfonçage, OELHELD s’est fixé de nouveaux objectifs. Depuis des décennies, la profession sait qu’il reste très intéressant de travailler avec des hydrocarbures de grande qualité pour les traitements par électro-érosion par enfonçage.
Cependant, dans le domaine de l’étincelage par fil, c’est encore l’eau qui est utilisée, et ce, bien que son emploi ait de nombreux inconvénients. En particulier pour le travail des carbures, la migration du cobalt et donc la corrosion posent un problème qui s’avère être très difficile à résoudre. C’est la raison pour laquelle ce fournisseur allemand a décidé de lancer un projet de recherche en collaboration avec des entreprises renommées du monde de l’électro-érosion et l’Université nouvelle de Louvain (Belgique). Ce projet avait pour objectif de mettre au point un fluide diélectrique à base d’hydrocarbures, adapté très précisément à la technologie de la coupe à fils.
Le résultat s’appelle IonoFil. Ce sont, en particulier, les durées de vie des pièces d’usure et des poinçons en métal dur qui peuvent être prolongées de manière significative grâce à l’élimination de la séparation du cobalt. Grâce à cette étude, la déionisation très coûteuse de l’eau avec des résines, la protection contre la corrosion, tant avant, pendant, qu’après le traitement, ainsi que les changements répétés du fluide appartiennent désormais au passé. Avec IonoFil comme fluide diélectrique, les gaps obtenus sont plus petits, ce qui permet d’atteindre avec un même diamètre de fil des rayons internes plus réduits. De la même façon, des qualités de surfaces avec des valeurs de rugosité inférieures à Ra 0.05 µm, sont obtenues beaucoup plus facilement qu’avec de l’eau.
À une époque où l’industrie exige de ses fournisseurs une qualité de produits en constante augmentation, il s’agit là d’un progrès essentiel.
• Pas de séparation de cobalt dans le carbure
• Meilleures qualités de surfaces
• Pas de corrosion des pièces et des machines
• Meilleur micro-polissage
• Gaps plus petits
• Pas d’infections micro-biologiques
• Chocs thermiques moindres
• Moins de thermo-fendillements
Nettoyage cryogénique
Plusieurs procédés sont en plein développement, le CO2 supercritique, proposé par MESSER est l’un d’eux.
Le principe est assez simple, il s’agit de projeter des aiguilles de glace carbonique à vitesse quasi sonique sur le support à nettoyer et l’effet cinétique aidé par le choc thermique du CO2 à - 78°C facilite la rétraction et le décollement du polluant. Au moment de la sublimation du CO2, son volume augmente de 600 à 700 fois et le polluant est entraîné. Rappelons que le gaz carbonique possède 4 états dont un dit “super critique” où les phases gazeuses et liquides coexistent, à partir de +31°C et 73 bars. Dans le cas qui nous occupe, la glace est obtenue en dessous de - 55°C à pression normale. Ici, le semi-liquide stocké à 74 bars, au moins, est brusquement refroidi par extrusion/détente pour donner des aiguilles de glace de formes choisies.

Ce procédé est très économique, pas de protection à prévoir hormis en milieu clos (ventilation) ou de surfaces de peau en contact direct (froid), le travail se fait à sec, vite, sans générer de vapeurs toxiques et est automatisable.
Le rejet de CO2 dans l’atmosphère est négligeable si l’on compare à la toxicité des solvants remplacés. Il est possible de nettoyer des armoires électriques ou électroniques, des moules, des encres d’imprimeries, des machines de thermoformage ou d’injection, des moteurs thermiques ou électriques, des surfaces salies par des fumées, des zones amiantées ou radioactives, etc.
Il est possible de s’approvisionner en glace carbonique auprès d’un des 350 points de distribution ou de production français, voire de mettre en place sa propre unité de production. Seuls bémols, le procédé est assez bruyant (100 dB) et consomme pas mal d’air comprimé sous 6 à 12 bars. Notons qu’il s’agit d’un des rares moyens disponibles de se débarrasser des huiles silicones comme de nettoyer des pièces en polymères souples ou même en bois. Enfin, les résidus obtenus sont solides ce qui permet de les valoriser quand il s’agit de poudres métalliques.