par Dominique Dubois - ddubois@trametal.com
Euromold 2006 était la dernière occasion “euro-germanique” de l’année de faire le point sur les évolutions les plus intéressantes en équipements de production et de la chaîne numérique avant l’EMO de septembre 2007 à Hanovre. La prochaine et attendue exposition française “INDUSTRIE LYON”, en mars, ne manquera certes pas d’intérêt mais s’adresse à des secteurs industriels un peu différents et plus étendus avec d’autres exposants. Un petit tour d’horizon des stands les plus remarquables d’Euromold n’est donc pas à négliger.
Pour sa treizième édition, Euromold a su se ressourcer en regroupant ses exposants par thèmes (Moldma-king, Tooling, Design, etc.), en élargissant son offre au- delà de l’industrie du moule proprement dite. Si les fabricants d’outils sont assez présents, ce sont les constructeurs de machines qui se taillent la part du lion avec une forte présence des éditeurs de logiciels ainsi que tous les “équipementiers de la production”. Un salon à ne pas manquer, d’autant que certains exposants ne se montrent à aucune autre exposition, tout au moins à l’Ouest de l’Europe. En effet, c’est à l’Est que bien des industriels allemands voient leur marchés, l’Ouest étant considéré comme saturé ou en régression. Analyse hâtive mais souvent entendue, d’ailleurs les dépliants ne sont même plus disponibles en français sur beaucoup de foires industrielles allemandes, ce qui en dit long. Il est vrai que les visiteurs potentiels français font preuve d’un autisme remarquable vis-à-vis de l’étranger et des foires allemandes en particulier. Leurs concurrents asiatiques et indiens, eux, sont là et achètent allemand et italien à tour de bras...
En revanche TURNTEC n’occupait plus qu’un tiers de hall avec ses 170 exposants au point de passer inaperçu pour la plupart des visiteurs. D’évidence, le concept est à inclure en sous-salon d’Euromold, quitte à officialiser à la place le pôle de compétences bio-médicales qui a eu un net succès cette année. Les pôles “Design” et “Simulation” ou “Prototypage Rapide” sont aussi très courus et regroupent une offre souvent spectaculaire de haut niveau avec des solutions complètes ou de niche à ne pas négliger. Cette année Euromold a atteint les 1 674 exposants dont 630 étrangers et reçu plus de 60 300 visiteurs dont 28% d’étrangers.
Le lecteur trouvera les outils les plus novateurs présentés à Euromold dans nos “détectés outils coupants” en tête de revue, tandis que la riche actualité en XAO sera traitée ultérieurement.
Une offre de machines de haut niveau
- Tournage dur d’ultra-précision avec SPINNER
Des modèles comme le SB (250 x 285 mm en X et Z) ou le PB (400 x 800 mm en X et Z) sont des machines compactes d’une précision impressionnante. 0,4 µm en répétabilité de positionnement et 0,2 µm en circularité sont des valeurs flatteuses tout en tenant un Ra de 0,16 µm dans de l’acier traité à 60 HRC. Le modèle SB existe pour barres de 42 mm avec une broche à 5000 t/mn ou en barres de 32 mm avec une broche capable de 8000 t/ mn. est possible de monter de 8 à 16 outils en linéaire ou en tourelle revolver, dont la moitié peuvent être entraînés. Son grand frère, le PB possède, en outre, une deuxième broche à la place de la contrepointe, pouvant tourner 8000 t/mn.
Notons par ailleurs que Spinner propose un nouvel embarreur, le Servoload 80, à un prix très compétitif, entièrement pré-câblé et interfacé aux CNC des machines de la marque. La capacité est de 80 mm pour 1 500 ou 1200 mm de longueur de barre et cet appareil très rapide possède un serrage de barre puissant qui est utile pour les opérations en mandrin.
- Rectifieuses de production pour toutes les applications chez GEIBEL & HOTZ
Le spécialiste allemand G&H dispose d’une gamme étendue de machines de rectification cylindrique, plane et de profil. La qualité de fabrication de ces machines est élevée et ces équipements, entièrement carénés intègrent les systèmes de filtration à bande de papier et les filtres à air rejeté. Un modèle comme la RS 1 000 CU est destiné à la rectification cylindrique, intérieure ou extérieure, entre pointes ou en mandrin et reçoit une CNC Siemens 840D avec une foule de fonctions et de cycles préprogrammés. La longueur entre pointes est de 1000 mm pour une masse maximale de 150 daN et 180 mm en hauteur de pointes. La broche de rectification interne est une option tout comme un axe B réglable en continu. La vitesse de table atteint 12 m/mn et la broche principale développe 9 kW pour 35 m/s, voire 50 m/s en option pour une meule de diamètre 500 mm. Outre leur qualité de conception, ces machines sont très appréciées pour la convivialité des menus déroulants illustrés qui facilitent beaucoup la prise en main.
- Taille XL en machine à portique
Le constructeur allemand EDEL est un habitué des machines pour moulistes et outilleurs et sa CYPORT CP intègre tout son savoir-faire. La traverse mobile est portée par deux montants mobilisés en gantry et la table fixe permet des bruts allant jusque 30 t. Les broches sont montées dans une robuste tête bi-rotative équipée de deux moteurs couples avec la particularité de proposer un axe C continu en plus du changement complet de la tête avec un râtelier disposé sur le côté de la table. La tête standard, la M21 peut recevoir diverses broches haute fréquence en cartouches allant de 12 à 60 kW pour 24000 t/mn. La course en X va de 5 à 8,5 m suivant les versions et l’axe Y va de 3,5 à 4,8 m. L’avance rapide ressort à 30 m/mn et la poussée sur les axes à quelques 10 000 N. La répétabilité est 16 µm et un sixième axe est possible avec un plateau rotatif, inclus dans la table de diamètre 1 m ou 1,6 m. Cette table est animée par un puissant moteur couple atteignant 40 t/mn pour 1 700 Nm de couple et une charge de 4 t. Ces machines peuvent être entièrement carénées et disposer d’une télécommande optionnelle.
- EIMA Gamma pour le travail de grosses pièces en acier, aluminium ou titane
La société EIMA possède plusieurs pôles notamment dans les machines spéciales, le travail du bois et dans celui des métaux. Appartenant à cette dernière catégorie, la famille des machines à traverse haute Gamma répond à une vaste gamme de besoins aussi bien dans l’automobile, l’aéronautique que dans le secteur des moules et outillages ou dans le panneautage métallique. De la Gamma T au modèle XL, la taille et les courses varient par paliers (de 2 560 à 4 000 mm en X, de 1 560 à 5 000 mm en Y) mais c’est surtout au niveau des broches que les choix d’applications se dessinent. De 20 kW à 26 000 t/mn avec ou sans moteurs linéaires pour le modèle T qui atteint alors 100 m/mn au rapide ou 80 kW à 30 000 t/mn pour 60 m/mn en version linéaire pour la XL, le choix est vaste. Ces machines sont bien équipées, disposant même d’une surveillance vidéo pour renseigner l’opérateur, de changeurs d’outils configurables jusque 200 poches et de convoyeurs à copeaux comme d’aspirateurs de fumées.
- JOBS dope la productivité des usinages “lourds”
L’offre du constructeur transalpin est désormais très cohérente et couvre ses trois principaux marchés que sont les machines UGV aéronautiques, les moules et outillages et la mécanique “transports/énergie”. Plusieurs machines, largement améliorées ou nouvelles étaient exposées à Euromold mais une des plus intéressantes était bien la Jomax 261 qui est la cadette des machines destinées aux usinages importants de pièces conséquentes en acier ou en fonte. Ce marché est encore utilisateur de grosses machines lentes et munies de broches à engrenages puissantes mais tournant trop lentement pour des outils modernes. La Jomax 261 est une machine à portique fixe déplaçant une colonne porte-broche, avec une table mobile de 5 mètres commandée en Gantry. La largeur atteint 3 mètres de course pour 1250 mm en vertical. La puissante broche peut atteindre 56 kW pour 8 000 t/mn avec 1,5 m/s2 en accélération pour 32 m/mn au rapide. C’est flatteur surtout pour une table acceptant 50 tonnes, pouvant être palettisée ou dédoublée en pendulaire. Un changeur de têtes à cartouche est possible avec des versions à un ou deux axes rotatifs comme la TMXP. Un robot changeur d’outils sert un magasin de 180 poches et la zone de travail est carénée avec aspiration des fumées, ce qui est rare sur ce type d’équipement.


- Nouveau centre fraisage dédié moulistes pour HAAS
Le VM-3 “Mold Maker” est une machine verticale 3 axes munie d’une robuste broche à contrôle vectoriel de 22 kW en crête, tournant à 12000 t/mn et d’un changeur 24 postes à cône 40 ISO. Les courses sont de 1 015 x 660 x 635 en X, Y et Z et de nombreuses options, y compris en axes rotatifs, peuvent être ajoutées à la machine de base. Les déplacements au rapide se font à 18 m/mn et le soufflage d’air comme le convoyeur à copeaux sont inclus dans l’offre de base. Rappelons que Haas a fêté ses 10 114 machines produites en 2005 et que son offre dépasse désormais les 80 modèles.
- Centre de fraisage UGV cartésien chez DATRON
La M8 est un concentré du savoir-faire de ce constructeur allemand reconnu qui produit aussi des machines à doser ou des ensembles automatisés. La M8 est une machine destinée au fraisage ou au gravage/perçage de plaques en alliages légers ou en matières plastiques. Sa broche de 2 kW à 60 000 t/mn est supportée par la traverse centrale et reçoit un changeur d’outils pneumatique (avec un râtelier sur la table) et un système de microlubrification. La surface de travail est de 1020 x 700 mm en X et Y et une version 1 020 x 1 520 mm est aussi possible. Les avances de travail peuvent atteindre 20 m/mn et des pièces d’une hauteur de 240 mm peuvent être acceptées, surtout en prototypage. Le bâti est en béton synthétique et le logiciel dédié, sous PC, est simple d’accès.
- Cinq axes en vertical chez CINCINNATI
La CFV5 Si faisait aussi ses débuts à Euromold en démonstration. La capacité de la table rotative basculante de ce centre de fraisage vertical compact est de 400 mm en diamètre pour 300 mm en hauteur et le basculement permet 150°. Des logiciels de FAO adaptés au travail en cinq axes simultané sont proposés avec la machine. La broche de la série S est capable de 20 000 t/mn avec un cône HSK 63. La gamme Cincinnati a été largement renouvelée depuis 2005 et l’usine de Birmingham fournit donc le marché européen avec les machines de cette division de BLUE TECHNOLOGIES, elle-même filiale du groupe américain MAG IAS.
- Un nouveau centre de fraisage vertical pour les moulistes et les outilleurs chez FADAL.
La VMC 2216FX est de conception “box in box” et possède 4 axes contrôlés par une CNC FANUC 0iMC avec des fonctionnalités adaptées développées par le constructeur américain. La broche de 11 kW en continu, offre 8 000 t/mn tandis que les vis à billes STEIMEYER montées en Gantry contribuent à la précision de la machine. Le changeur comprend 21 poches et les axes linéaires en X, Y et Z offrent 559 x 406 x 508 mm de course. La même machine peut atteindre 762 mm en X en version 3016 FX. L’atout majeur de cette machine est son ratio qualité/prix/performances.
- Des machines cartésiennes, des outils et des logiciels chez VHF
Ce fabricant allemand est un spécialiste des machines cartésiennes de gravure et de fraisage 2D et présente une gamme entièrement refondue et modernisée. Fournisseur de solutions globales, VHF conçoit ses propres logiciels et propose une gamme d’outils spécialisés, notamment des fraises à graver en diamant monocristallin. Les systèmes commercialisés sur la base 2 030 comprennent, à la demande, des tables à dépression, des aspirations de poussières, des microsoufflages de lubrifiants ou de refroidissement, une broche 1 000 W à 30 000 t/mn, un logiciel dédié CENON et une CNC 980 dédiée. La table admet des plaques de 2 x 3 m d’aluminium ou de matières plastiques tandis que l’ensemble est proposé à un prix très attractif.
- Une nouvelle génération de machines d’exception pour des applications hors du commun
Le groupe français FOREST-LINÉ, non content d’avoir réintégré la branche Henri Liné en juillet dernier, livre actuellement des machines pour des applications aéronautiques prestigieuses notamment en nappage complexe d’aile de long courrier (logiciel spécialisé Tape Lay sous CATIA V5). La SERAMILL était exposée virtuellement à Euromold dans sa troisième version qui lui ouvre de nouveaux marchés potentiels comme la mécanique générale lourde à haute productivité. La tête permet un échange de cartouches pour l’ébauche ou la finition avec 7 500 t/mn en pointe pour 31 kW. Un bras manipulateur gère le changement des outils et la vitesse au rapide atteint 40 m/mn sur les axes linéaires. Cette machine à traverse mobile haute, embarque le poste de commande avec le changeur tandis que la zone de travail est carénée et protégée par des lanières souples. La structure est thermo-symétrique et la tête réfrigérée à l’huile. Rappelons que la course en X va de 4 à 10 mètres, pour 2 900 à 3 400 mm en Y, avec jusque 1 250 mm en Z. Mais une des caractéristiques les plus intéressantes est l’application du système de compensation de la précision “MACS” qui corrige en temps réel les erreurs volumétriques permettant ainsi des gains de précision d’usinages impressionnantes allant jusqu’un facteur 8.
- CHARLY ROBOT rénove sa CRA.4
Avec la nouvelle mouture Charly4U de son best-seller, vendu à plus de 3000 exemplaires, le spécialiste savoyard relance son concept de petite fraiseuse cartésienne économique d’établi, appréciée en prototypage, gravure, bijouterie ou en machine didactique. Le dessin a été repris et la mise aux normes de sécurité européennes renforcée, la visibilité est totale. La machine est plus rigide avec sa structure en acier et génère moins de résonances tandis que la course en Z passe à 160 mm pour toujours 310 x 220 mm en X et Y. Rappelons qu’il s’agit d’une machine à traverse fixe et table mobile avec une poupée portebroche guidée en gantry. Les avances rapides sont de 6 m/mn et la broche standard délivre 600 W à 24000 t/mn et accepte des queues de 8 mm. En option, un quatrième axe est possi ble via un petit diviseur ainsi qu’une broche de 1 100 W à 24 000 t/mn.
- Les ENDURA passent au linéaire chez FOOKE
En gardant la structure des machines conventionnelles réputées de la gamme Endura et en optimisant chaque élément, le constructeur allemand dynamise ses machines de façon nette en les équipant de moteurs linéaires afin de permettre une productivité impressionnante en UGV avec des outils modernes. Sur le modèle Endura 900 Linear, les avances passent à 65 m/mn pour 10 m/s2 d’accélération, ceci pour une machine à portique mobile conséquente. En effet les courses sont de 2 à 20 mètres en X, de 2 à 4 mètres en Y et de 800 à 2 000 mm en Z. La répétabilité est de 0,01 mm sur les 3 axes. Comme sur beaucoup de machines à portique, les quatrième et cinquième axes viennent de la tête bi-rotative, ou plutôt des têtes puisque pas moins de trois modèles sont disponibles avec des montages ébauche ou finition. La machine s’appelle alors 904 avec la tête “légère” de 30 kW à 22 000 t/mn, 905 avec la tête “moyenne” de 28 kW à 18 000 t/mn et, enfin 906 avec 21 Kw à 9 000 t/mn en ébauche et 30kW à 24 000 t/mn en finition. Ce type de machine est donc à même de répondre à des besoins de prototypage, d’exécution de pièces aéronautiques ou d’applications dans les secteurs de l’énergie ou des transports.
- Des systèmes complets et novateurs
FIDIA est un des très rares constructeurs à maîtriser et fournir aussi bien la chaîne complète numérique de commande des axes, CNC comprise, que des machines de fraisage ambitieuses et réputées. Les centres de fraisage à banc fixe de la marque sont souvent définis sur mesure, isolément ou en îlots de production avec un large choix de dimensions et des configurations allant jusque 7 axes. Les systèmes de contrôle ne sont pas en reste et les solutions techniques séduisantes sont nombreuses au sein de la gamme. Le projet collaboratif en usinage 5 axes avec le CETIM sera d’ailleurs à suivre de près. Une série de machines comme les Y2K 411/414 propose une solution alternative aux systèmes pendulaires avec une véritable installation dédoublée n’ayant que la table fixe en commun. La table fixe, de 5 m en X et de 2,2 m en Y supporte donc des charges élevées (15 t) et chacune des deux têtes universelles peut travailler indépendamment, en simultané ou sur des passes différentes. Les puissances de broches sont de 34 kW pour 24 000 t/mn en HSK 63/A, chaque changeur comportant de 42 à 84 poches. Le passage en Z est de 1 000 mm tandis que les CNC sont entièrement distinctes mais peuvent aussi se coordonner, travailler en pendulaire symétrique ou en opposition sur des pièces flexibles. Il est d’ailleurs possible de monter un ou deux diviseurs horizontaux avec contre-pointe pour réaliser des pièces arbrées complexes avec une accessibilité et une productivité étonnantes.

- Festival de nouveautés pour EMCO Group
En cette fin 2006, le groupe EMCO exposait à Francfort toutes ses machines apparues en cours d’année, que ce soit des produits MECOF, FAMUP ou EMCO. Retenons chez Mecof la Mecmill, une fraiseuse à montant mobile pour mécanique lourde avec sa broche de 45 kW au couple de 1 200 Nm pouvant être remplacée par une tête universelle de 38 kW pour 6000 t/mn mais avec toujours 1000 Nm de couple. Les courses vont de 4 à 16 mètres en X, de 1,3 à 1,6 en Y et de 2,2 à 3 mètres en Z. Cette machine cinq axes accepte des bruts de 15 tonnes et peut recevoir une table rotative. La structure est mécanosoudée mais a été longuement affinée pour une rigidité maximale en optimisant les masses en mouvement (30 m/mn d’avance).
Chez Famup, notons le centre d’usinage vertical linéaire à cinq axes 600HD destiné aux moulistes. Une solution idéale pour le travail dynamique en 5 axes de pièces de moyennes dimensions (500 mm au cube environ). La tête - 15 000 t/mn et 35 kW - se déplace avec agilité grâce à des moteurs linéaires de dernière génération et des moteurs-couples entraînent la table basculante de façon puissante et précise. Stabilité et précision sont garanties aussi en cas de passes importantes lors des travaux d’ébauche grâce à une structure rigide et symétrique avec des règles optiques pressurisées sur les 3 axes. En version économique “EM”, la machine est aussi équipée d’une table rotative basculante avec support unique, qui permet des usinages sur les 5 côtés mais les axes rotatifs ne sont pas interpolés entre eux (Il s’agit seulement de positionnement). Cette configuration répond aux demandes de nombreux clients pour une version plus économique mais conservant de nombreuses possibilités. La machine EM se distingue aussi de la version HD par le magasin outils qui est de 30 positions et sa broche tournant à 12 000 t/min.
Enfin pour Emco, nous sélectionnerons le centre de tournage-fraisage MAXXTURN 45, très compact et riche de possibilités notamment au travers d’une gamme d’options très complètes. La thermo-stabilité a été particulièrement soignée et les guidages largement dimensionnés. La broche principale délivre 13 kW à 6000 t/mn contre 6 kW pour la contre- broche. La capacité entre pointes ressort à 720 mm et les outils de la tourelle sont motorisés. Les CN Siemens ou Fanuc supportent des interfaces étudiées pour leur convivialité.
- Productivité accrue en électro-érosion à fil avec MAKINO
Avec la technologie HEAT (High Energy Applied Technology) MAKINO augmente drastiquement ses avances et ses charges de travail y compris avec des fils très fins comme du 0.254 m en laiton. Le gain en productivité peut atteindre 40% et joue aussi sur la précision mesurée. Le procédé installé sur les machines à fil du constructeur implique une filtration plus puissante, un système de séchage du fil afin d’éliminer l’usure des rouleaux et des roulements et un programme de gestion des trajectoires optimisé pour éviter toute casse. Le procédé est dédié aux aciers et aux titanes comme aux matériaux dits exotiques et n’est pas compatible avec le système dit “good flush”. En fait, Heat fait merveille dans tous les cas difficiles et peu accessibles à une forte irrigation de diélectrique, jusqu’à des épaisseurs de 300 mm. Dans toutes les situations où des problèmes de “flush” sont inévitables et où ce procédé peut apporter le plus, (trous sécants, changements d’épaisseurs, pièces non planes ou avec des bossages, etc,) il faudra donc aussi accroître fortement cette pression d’irrigation. Cette modification fait partie des points à reprendre pour adapter une machine existante à Heat. Une précision de l’ordre du micron est possible en deux passes avec un fil de 0.3 mm.
- BRETON renforce sa gamme de machines dédiées aéronautique
Avec les gammes des MATRIX et des nouvelles FLYMILL, le constructeur italien s’affirme face à un marché demandeur de machines agiles, cinq axes et de grande taille. Les Flymill sont livrables en quatre versions de 2 à 8 mètres de course en Y et de 2,5 à 3,5 mètres en X, suivant les modèles “Flymill 1000”, “1300”, “1600” ou “2000”. Les avances atteignent 60 m/mn et la tête bi-rotative délivre de 35 à 40 kW en continu pour 40000 t/mn au plus. Ne quittons pas Breton sans citer son intéressante Combicut DJ/NC 500 qui est à la fois un centre de fraisage 4/5 axes de bonne taille, 4 x 2,3 mètres de course en X et Y et une machine de découpe jet d’eau puissante montée en coaxial. Les pièces en composite, résine, alliages légers, etc souvent usinées en deux étapes distinctes pourront ici être terminées directement.
- RÖDERS automatise
Depuis plus de 15 ans le constructeur allemand commercialise des centres de microfraisage de haute précision. Cette fois, une des nouveautes de cette fin 2006 est un système de palettisation adaptable aux quelques 1000 machines déjà produites. Les deux modèles RC et RC2 sont, bien sûr, prévus pour les principaux fournisseurs de palettes comme EROWA, 3R, V&B, etc. Le RC1 est destiné aux machines les plus petites de la RXP300 à la RXP 500 DS. En fonction de la taille des pièces et des palettes retenues, la capacité peut aller de 4 à 30 postes pour le RC1 jusque 45 postes avec le modèle RC2. En option un système d’identification par puce des palettes ou des pièces est possible et le fonctionnement de l’ensemble est totalement intégré aux CNC de la marque. Cette solution permet de faire travailler les machines sans surveillance pendant de longues heures ce qui accroit très sensiblement le taux d’engagement de ces équipements coûteux ou offre un gisement d’heures bienvenu aux ateliers pressés par leurs donneurs d’ordres.
- Hybridations en série chez SODICK
Le double spécialiste japonais de l’électroérosion et du fraisage a déjà proposé des machines hybrides novatrices en mariant astucieusement ces deux technologies, souvent opposées ailleurs. Avec le modèle Hybrid Wire, lancé d’abord à Chicago avec une relative discrétion, c’est une union entre un système de découpe par jet d’eau et d’électro-érosion à fil qui est proposée, en partenariat avec FLOW WATERJET. De plus la machine possède des moteurs linéaires et est à la fois de haute précision en découpe à fil mais aussi à haut rendement en découpe/ perçage par jet d’eau. En effet, le jet d’eau est capable d’ouvrir un trou pour commencer une pièce et aussi de réaliser tous les travaux d’ébauche dans les applications de forte épaisseur ou gourmandes en temps machine. Le programme est capable de gérer entièrement le passage de l’ébauche/préparation par jet d’eau à la découpe de précision à fil et la CNC maison a été adaptée en conséquence pour gérer deux fois cinq axes. La capacité de la machine est de 750 x 500 x 250 mm pour 1 tonne et la CNC contrôle les cinq axes en simultané. La découpe au fil peut atteindre 420 mm/s pour un angle maximum de +/-30° et le jet d’eau offre 3 800 bars pour une inclinaison de +/- 10°. Sodick insiste sur la rupture technologique représentée par une telle machine qui découpe à peu près 80 fois plus vite au jet d’eau que par fil et qui élimine les problèmes de poussières dans les graphites notamment.

- Encore un brevet international pour FPT INDUSTRIE
La Verus est une nouvelle fraiseuse à montant mobile qui combine des nouveautés et caractéristiques intéressantes: le montant mobile est de construction entièrement symétrique avec double vis à billes et double système d’équilibrage. La tête motorisée “maison” en bout du bélier est à double rotation et permet 5000 t/mn en continu pour 34 kW avec un couple de 830 Nm. Il n’y a plus de fondation ni de tranchées et la morphologie est surbaissée (brevet) ce qui permet de descendre très bas sur les côtés de la ou des tables de travail. La rigidité de l’ensemble monté est très importante par conception en analyse modale et le bâti du montant est monolithique en fonte nervurée d’après une conception par éléments finis. Le long de la course du montant mobile, de 3 à 20 mètres, qui supporte aussi la passerelle de travail et le changeur, il est possible de disposer des tables horizontales, verticales, basculantes ou même rotatives de 1 à 3 m de diamètre. La course verticale du bélier équilibré est de 2 mètres pour 1 200 mm en transversal. Les avances peuvent atteindre 35 m/mn pour une poussée de 1 800 daN sur les axes.
- Mesurons la position et la vitesse sur les axes linéaires
Les axes linéaires des machines automatisées en général et des robots de l’industrie de l’électronique en particulier, trouvent dans les systèmes de mesure nus LIDA de HEIDENHAIN une solution de mesure de position et de vitesse très efficace. La position des axes est ainsi enregistrée sans éléments mécaniques de transmission. Les règles existantes LIDA 400 sont parfois surdimensionnées en termes de performances pour certaines applications.
C’est pourquoi Heidenhain a créé la règle de mesure LIDA200, dont l’installation est simple et des plus rapides. Les performances en termes de précision sont adaptées aux applications industrielles courantes. Comme la LIDA400, la LIDA200 dispose d’un balayage optique à seul champ pour la transformation des faisceaux de lumière en signal incrémental. Ce savoir faire unique, maintient un haut niveau de qualité des signaux incrémentaux grace à une insensibilité relative aux salissures et une tolérance de montage de +/- 0,2 mm. De la qualité des signaux sinusoïdaux délivrés par le système de mesure dépend directement le bon fonctionnement de la boucle d’asservissement de l’axe. Des signaux dégradés faussent l’information de position et de vitesse et causent de trop grandes variation du courant et altèrent les moteurs à terme.
La règle LIDA200 est disponible jusqu’à 10 000 mm de course avec une période de signal de 200 µm et une précision de + ou - 30 µm. Le ruban de mesure peut être vendu en rouleau et coupé en fonction de la longueur de mesure nécessaire. Ce ruban peut être logé dans un support aluminium ou collé directement sur la surface de montage par le client. Un simple film est à retirer au dos du ruban de mesure. Le principe d’installation est ainsi optimisé pour faire gagner du temps lors de la mise en œuvre de la LIDA200.![]()
Ce produit ouvre de nouvelles perspectives à la mesure linéaire grâce à un rapport prix / performance inégalé. Les axes linéaires avec entraînement par courroie ou par vis à bille ont désormais un système de mesure abordable et peuvent bénéficier des avantages d’une mesure directe du déplacement. Pour les entraînements directs type moteurs linéaires, la LIDA200 n’a pas d’équivalent et impose un nouveau standard de la mesure linéaire dans le domaine des applications automatisée.



