par Eléonore Robert, Rédactrice en Chef : er@trametal.com
Fig. 1 - "Pour répondre aux exigences d'aujourd'hui visant à diminuer les délais, sans pour autant la qualité, il faut être productif. Nos investissements vont dans ce sens dans notre créneau que représente la micromécanique et la fabrication de micropièces techniques en matière synthétique injectée et en surmoulage", indique M. Thierry Bailly, Président du Directoire de la Société Roland-Bailly, fournisseur également de produits pour l'alimentation, le triage de pièces, etc.
Le bisontin ROLANDBAILLY, installé dans la capitale horlogère ne faillit pas à la réputation de la contrée de par son activité tournée vers la micromécanique.
Trois métiers complémentaires constitués par la fabrication de moules de précision, l'injection et la vibration sont réunis sous le même toit permettant d'offrir une solution globale clé en main aux donneurs d'ordres du monde entier.
Un parcours réfléchi
Depuis son démarrage en 1964, la société Roland-Bailly n'a cessé de grandir et d'investir parallèlement à son ascension.
Devenue Société Anonyme en 1968, seulement six ans après sa création, elle prend la décision de se diversifier. En effet, la production était principalement tournée vers la réalisation de moules de précision, de montages de contrôle, d'usinage et de réalisation de prototypes. En 1970, la décision est prise de se diversifier avec la réalisation de bols vibrants pour l'alimentation en automatique de pièces. Cette nouvelle activité a nécessité son déménagement de Beure où elle était née vers Besançon où elle est installée aujourd'hui.
En 1988, l'entreprise investit dans l'achat d'une presse à injecter lui permettant d'offrir une solution globale allant de la conception du moule jusqu'à la livraison de pièces conformes au plan avec métrologie. Forte de cette expérience, Roland-Bailly crée une unité de production de micro-pièces injectées.
La société emploie 45 personnes et a réalise un chiffre d'affaires 2005 de 5 millions 100 mille euros. Quelque 30 à 40 pour cent sont faits à l'export et Internet représente aujourd'hui plus de la moitié des prospects.
Fig. 2 - En ce qui concerne les machines travaillant par électroérosion et par enfonçaqe, Roland-Bailly vient d'investir dans la toute dernière-née de la gamme F0350, à savoir le modèle 350p (Micro TEC) de Charmilles, conçue pour les micro-usinages, cette machine est dotée des derniers développements permettant d'accroître les capacités de production.
Deux départements
Le Département Vibration/Automation étudie et réalise des systèmes techniques d'alimentation, de distribution, de sélection, de triage de pièces par bols vibrants, des centrifugeuses, des élévateurs, des vibrateurs linéaires, des convoyeurs à bande et à rouleaux, des trémies de stockage ainsi que des périphériques de machines automatiques pour toutes industries. Toutes les études de conformités et d'adaptation aux cahiers des charges des utilisateurs sont faites par Roland-Bailly qui assure également la formation et, bien entendu, le service après-vente. Ce département représente quelque 65 pour cent du chiffre d'affaires de l'entreprise et génère le plus de volume et d'heures de travail vendues.
Le second département, désigné Miroplast englobe plusieurs activités que sont l'étude, la réalisation et la mise au point de moules de haute précision, la sous-traitance en micromécanique, des travaux d'usinage par électroérosion à fil et enfonçage, le microperçage sur pièces conductrices, la production de micro-pièces injectées dont la production moyenne annuelle atteint quelque 100 000 000 de pièces et le surmoulage.
Fig. 3 - La société Roland-Bailly depuis plus de quarante années d’existence s’est spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces de petites dimensions et de grande précision.
Investir pour rester compétitif
Si Roland-Bailly doit sa croissance en partie à une politique judicieuse de diversification d'activités, néanmoins complémentaires, elle le doit aussi, pour une autre partie à une politique toute aussi judicieuse de ses investissements. Comme le précise M. Thierry Bailly, Président du Directoire, "le créneau de la micromécanique nécessite des moyens de production adaptés et notre parc machines - près de 80 actuellement pour la partie usinage de ce département -, est constitué par des machines de tournage, fraisage, perçage, rectification, affûtage, polissage et machines travaillant par électroérosion. C'est dans cette dernière catégorie que nous avons investi cette année pour nous permettre d'augmenter nos capacités tout en gardant la précision et du qualité du travail. C'est la raison pour laquelle notre choix s'est porté sur la machine nouvellement développée par CHARMILLES, le modèle Roboform MicroTEC ou Roboform µ."
"Cette machine répond à nos besoins de productivité. En effet, les défais sont divisés par deux, en moyenne. Les exigences sont plus grandes. La productivité est donc primordiale, sans pour autant être au détriment de la qualité. Avec la MicroTEC, on a cette réponse car il est possible de travailler beaucoup plus d'heures grâce aussi au robot changeur d'électrodes. L'automatisation de la tâche avec des résultats "top" en qualité et précision répondent à notre attente. Pour nous, il faut aussi anticiper le départ des compagnons expérimentés et tenter de récupérer tout leur savoir-faire et l'intégrer dans ces nouvelles machines. C'est possible aujourd'hui, étant données les structures de leurs systèmes de commandes."
"Nos investissements ne prennent pas en compte que l'aspect financier. Celui de la disponibilité, du support technique, du suivi, de la formation est aussi important sinon plus. Tous ces paramètres, ajoutés à ceux propres à notre entreprise et notre savoir-faire, entrent en ligne de compte dans nos choix. Le pas que nous franchissons avec l'arrivée de cette huitième machine d’électroérosion travaillant par enfonçage, le modèle Roboform 350µ (MicroTEC) est celui de l’automatisation de la tâche.”
Fig. 4 - Outre des machines d’électroérosion par enfonçage, au nombre de huit aujourd’hui, Roland-Bailly a également investi dans des machines fil comme on peut le voir au second plan. Au premier plan, M. T. Bailly en conversation avec M. Eric Leclercq, Directeur opérationnel Charmilles France.
Une solution globale clé en main
Fort de ses trois métiers complémentaires, l’interlocuteur unique qu’est la société Roland-Bailly permet d’offrir une solution globale clé en main à ses donneurs d’ordres. Conception, fabrication, production et automatisation constituent la palette des différentes activités proposées par Roland-Bailly. Le point commun reste la petite dimension et la microprécision pour tout ce qui sort de cette entreprise bénéficiant d’une solide expérience et d’un parc machine adapté.